Il est important pour moi, tout en étant critique des situations qui l’exigent, de reconnaître les décisions courageuses de nos élus qui vont dans le sens de l’amélioration de la qualité de vie des citoyens.
La semaine dernière témoigne éloquemment de cette réalité où deux décisions plus courageuses que populaires ont été prises par l’administration Bureau.
Photos radars
Tout d’abord félicitations à Marc Bureau pour sa prise de position et ses reflexes politiques aiguisés suite à la décision du gouvernement du Québec de poursuivre l’implantation de photos radars sur les routes du Québec.
Dès l’annonce par le ministre des transports à l’effet que certaines villes du Québec participeraient à un projet pilote pour l’installation de photos radars mobiles, le maire du Gatineau a offert sa ville comme laboratoire. L’empressement du maire de solliciter de tels appareils va dans le sens, considérant que Gatineau vient tout juste d’approuver un règlement faisant passer la limite de vitesse maximale dans les quartiers résidentiels à 40 km/heure.
Initialement boudée par le gouvernement du Québec, Gatineau devient une sérieuse option pour replacer les photos radars non utilisés par la Ville de Montréal. Le siège stratégique de la députée Charlotte L’Écuyer à la Commission parlementaire des transports devrait jouer en faveur de Gatineau.
Ainsi, doter Gatineau de tels appareils contribuerait à l’offensive du conseil à limiter la vitesse des automobilistes dans certains quartiers. Rappelons-nous que l’objectif visé par Gatineau n’est pas de se remplir les poches, mais plutôt de réellement contribuer à réduire la vitesse dans des zones de haute dangerosité, notamment près des parcs de quartier. Les photos radars mobiles constituent un outil excessivement efficace dans cette lutte.
CPE et le «pas dans ma cour»
Un autre bon coup de la Ville de Gatineau la semaine dernière a certainement été sa décision de mieux encadrer l’implantation de garderies sur son territoire.
Le règlement adopté s’applique à toutes garderies de plus de neuf enfants et fixe des paramètres objectifs et transparents afin de mieux planifier la construction de ces petites entreprises. Il est non seulement normal mais souhaitable qu’une garderie qui accueille jusqu’à quatre-vingts enfants à tous les jours s’implante d’une façon sécuritaire dans un milieu de vie.
Le règlement adopté permet non seulement aux garderies de s’implanter à plus d’endroits sur le territoire de Gatineau qu’auparavant, mais s’assure que les sites choisis répondent à des conditions minimales de sécurité et d’acceptation sociale. La conseillère municipale Pasty Bouthillette, à titre de présidente du Comité consultatif d’urbanisme, a chapeauté cette réforme. Elle l’a fait avec doigté et les membres du conseil de Gatineau ont bien fait de suivre sa recommandation.





