Les réactions étudiantes aux dernières offres gouvernementales qui bonifiaient de six façons différentes les propositions du gouvernement ont démontré hors de tout doute raisonnable leur réelle motivation, soit la désobéissance civile et la gratuité scolaire complète.
Le gouvernement du Québec doit prendre ses responsabilités et agir dans l’intérêt commun. Un bien commun qui dépasse bien largement les revendications déraisonnables d’un groupuscule de bébés gâtés poussés par la gauche caviar du Québec.
Le gouvernement du Québec, élu démocratiquement, doit utiliser tous les moyens mis à sa disposition pour ramener la loi et l’ordre dans nos rues. La prise d’otage économique, la perturbation quotidienne de la majorité par une minorité, la paralysie dysfonctionnelle de nos établissements d’enseignement, et le non respect des décisions de nos tribunaux constituent des motivations suffisantes pour que l’Assemblée nationale soit saisie d’un projet de loi afin de ramener la démocratie étudiante, l’ordre publique, la paix sociale et le respect de nos tribunaux au Québec.
Un projet de loi qui encadrerait le vote des étudiants dans leurs assemblées générales. Un projet de loi qui mettrait fin au boycott en imposant des sanctions aux étudiants qui ne compléteraient pas leur session. Un projet de loi qui responsabiliserait les professeurs qui décideraient de parler des deux cotés de la bouche en même temps, soit de bloquer l’accès à leur université ou cégep, en portant le carré rouge en appui aux grévistes tout en encaissant leurs chèques de paie. Un projet de loi qui ferait de nos tribunaux autre chose qu’une moquerie.
Un tel projet de loi ferait aussi tomber les masques à Québec. Si François Legault est conséquent avec lui-même, et je n’ai pas de raison de douter qu’il le soit, il appuierait ce projet de loi. Il pousserait de hauts cris en disant que le Québec en est rendu là à cause de l’incurie du gouvernement, mais en bout de piste, il demanderait à ses députés d’appuyer M. Charest.
Il en est tout autrement pour Pauline Marois. Elle appuie de façon indéfectible tous les caprices étudiants, allant du gel des frais de scolarité à la gratuité scolaire, du grabuge à la violence, des visages masqués à la désobéissance civile et même le non respect des tribunaux. Cet opportunisme politique rime drôlement avec irresponsabilité crasse.
Au fait, après les cris et les pleurs, après la rhétorique syndicale et la protection des acquis électoraux, quelle est la véritable position du PQ sur la hausse des frais de scolarité ? La réponse: il propose le gel des droits jusqu’à ce que les associations étudiantes s’entendent sur le dégel. «Alice au pays des merveilles» sort de ce corps. La position du PQ est aussi ferme que du «Jello». Pas fort pour un parti qui aspire à diriger le Québec.
Mieux encore, en ce qui a trait à la loi spéciale, les députés du Parti québécois vont déchirer leurs chemises au salon bleu. Ils vont qualifier le Québec de feu et à sang. Ils vont diaboliser Lyne Beauchamp en citant de grands souverainistes comme Gérald Larose. Ils compareront la situation actuelle à la crise d’octobre 1970. Ils vont accuser Trudeau d’avoir jadis envoyé l’armée canadienne dans les rues de Montréal. Ils vont scander «solidarité» tous en cœur, décorés de leur carré rouge, tels des sapins de noël. Mais ils vont surtout souhaiter en silence, que le projet de loi soit adopté malgré leur opposition, afin de mieux partir en campagne électorale. Pour eux, le bien du Québec est bien secondaire aux enjeux de la cause. Et on se demande ensuite pourquoi les Québécois sont cyniques face à la politique.
À mon avis, le premier ministre devrait acquiescer à la demande de Mme Marois, qui exige des élections dès maintenant. Ainsi, des élections générales au Québec à la mi-juin nous permettraient de régler à la fois le cas des étudiants et de Pauline Marois. C’est ce que j’appelle un véritable ménage du printemps.






Bravo Monsieur Cholette pour votre excellent article dans La Revue du 2 mai. Vous représentez avec nous 70% de Québécois qui ont encore la raison et une vision et qui travaillent pour le Canada, notre pays. Il semble l'autre 30% (séparatisses et démolisseurs de pays comme les Péquistes, CLASSE, etc.) ont perdu la vue... de l'avenir. Je suis d'accord qu'une élection ferait un bon et vrai ménage du printemps.