Que de bonheur!

Patrick
Patrick Voyer
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Oui, La mélodie du bonheur appartient à l'époque révolue de la Deuxième Guerre, mais la magie de l'œuvre de Rodgers et Hammerstein opère encore.

La version très bien rodée mise en scène par Denise Filiatrault fait escale à la salle Odyssée en fin de semaine. Nous avons droit à un spectacle fignolé après deux ans de tournée, 60 ans après le film ayant ravi le monde entier. Bref, on connaît l'histoire, les chansons même sans en connaître tous les titres, et on revit cette merveilleuse histoire d'amour entre Maria (Catherine B. Lavoie, une immense surprise) et le capitaine von Trapp (Yves Soutière, un de nos grands comédiens).

Ce conte dépeignant une belle dévotion pour ces 7 enfants, à l'ombre des montagnes autrichiennes, à l'intérieur d'une machine à pomper le bonheur dont on ne décèlera pas grande faille.

On pourra peut-être prétexter que le scénario a été tronqué pour que le dénouement arrive plus vite (de toute manière, Denise Filiatrault n'aime pas les longueurs), mais la puissance de certaines scènes nous aidera à l'oublier. Celle de la rencontre entre Maria et les enfants, ou la déclaration entre les deux tourtereaux, resteront gravées dans la tête des spectateurs qui auront permis à cette fable aujourd'hui vieille de rajeunir leur cœur.

Soulignons la précision de la mise en scène, ponctuée de gags visuels et de piques de bon goût venant nous déranger gentiment, la richesse éclatante du décor aux teintes de beige, de doré et de rose, sans oublier ces inoubliables collines sur lesquelles Julie Andrews avait tant de plaisir à chanter en tournoyant, sourire aux lèvres, avec la marmaille von Trapp. Oui, on s'y retrouve facilement et ce n'est sûrement ces croix gammées et ces officiers bourrus gâchant la fête qui empêcheront les confettis de tomber. La mélodie du bonheur, c'est un conte de fée après tout, un souhait universel issu d'un autre temps, une ode à la joie toute simple, à la musique bien sûr, à la réconciliation et aux secondes chances.

Tout cela est bien mis en valeur dans cette production servie par des voix splendides qui font soupirer le plus musclé des machos comme la plus tendre des permanentes…

Un spectacle pour toute la famille, car l'œuvre a su traverser les générations grâce à sa fraîcheur. Sous la houlette de Denise Filiatrault, aussi bien entourée qu'elle fut pour monter ces 140 minutes de plaisir, c'est un petit bonheur à se farcir les yeux fermés. Ah et puis non, laissez-les plutôt ouverts et décrochez de vos mauvaises journées…

Le 13 juillet à 20h, le 14 à 15h et à 20h et le 15 à 15h.

Organisations: Mélodie du bonheur

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