Découvrir les visages cachés de Frima

François Robert
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Les artistes regroupés au sein de la nouvelle maison d’édition Frima ont porté un toast à l’avenir de ce projet lors du vernissage de l’exposition Visages cachés de Frima au Centre d’action culturelle de la MRC Papineau le 13 octobre.

Le collectif Frima a débuté avec la collection souches au studio première ligne. «C’est une collection que l’on avait créée et qui amalgamait plusieurs formes d’arts: la poésie, l’histoire, du patrimoine, des arts visuels, de la bande dessinée. On a décidé de carrément créer une maison d’édition dont la mission serait de promouvoir ce métissage des genres», a raconté l’artiste avellinois Christian Quesnel.

«Quand on a eu l’idée de partir cette maison Christian et moi pour éditer ce genre d’ouvrage, tous nos amis artistes ont voulu embarquer dans le projet. C’est vraiment le livre d’art artistique et multidisciplinaire qui nous intéresse», a précisé Anik Deslauriers.

Plusieurs des œuvres présentées dans le cadre de cette exposition sont tirées des projets en chantier de la maison d’édition naissante. C’est le cas notamment des tableaux de la conjointe de M. Quesnel, Anik Deslauriers, qui prépare en ce moment la bande dessinée Le Lac des Fées qui sortira en mars prochain pour coïncider avec le Salon du livre de l’Outaouais.

Valérie Mandia, pour sa part, propose trois œuvres qui ont déjà été présentées lors d’une exposition qui s’appelait «altérité» aux Quatre jeudis dans le secteur Hull de Gatineau. «Celui que les gens aiment le plus, qui fait le plus réagir, c’est le plus dérangeant peut-être? C’est le baiser des squelettes. C’est une réflexion sur le couple. Parfois dans un couple, on en vient à se perdre. «Là où la perte ne serait plus» c’est l’endroit où l’on peut se rendre sans avoir peur de perdre l’autre. On ne peut plus le perdre parce qu’il n’y a plus rien», a notamment expliqué Mme Mandia.

L’artiste gatinoise avait déjà pris part à deux expositions au Centre d’action culturelle de la MRC Papineau, soit les deux dernières éditions de Fem’Expo. «La femme est un visage central dans ma démarche artistique et c’est un des rares centres d’exposition qui organisent des événements sur la femme», souligne Mme Mandia.

Elle a été approchée par Christian Quesnel pour se joindre à Frima. «Je connaissais M. Quesnel, il m’a lancé une invitation pour fonder une maison d’édition en Outaouais qui allait explorer la relation entre le texte et l’image. J’ai étudié ça lors de ma maîtrise en littérature et j’ai débuté cette année un doctorat qui pousse plus loin cette recherche. La relation entre le texte et l’image, les limites de la parole, quand on n’arrive pas à exprimer ce que l’on veut dire par les mots, là c’est la peinture qui prend le relais de la parole. C’est un peu le mandat de Frima éditions, utiliser des multi supports pour pouvoir combler le manque des mots à l’aide de l’image. Alors ce ne sont pas des livres qui sont illustrés de façon traditionnelle, ça sort un peu plus du cadre, c’est vraiment une relation de complétude entre le texte et l’image», a insisté Mme Mandia.

Sylvie Vaillancourt est une autre artiste qui est de retour au Centre d’action culturel de la MRC Papineau après son passage à Fem’Expo. Elle expose notamment des œuvres tirées d’une autre collaboration avec Christian Quesnel autour des poèmes de Nelligan. Divers moments dans la vie d’une religieuse particulière lui ont été inspirés par certaines strophes de notre trésor national. Elle propose aussi sa version de la mandragore.

Organisations: Centre d’action culturelle

Lieux géographiques: Secteur Hull de Gatineau, MRC Papineau

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Derniers commentaires

  • Sylvie Vaillancourt
    15 octobre 2012 - 12:57

    Merci beaucoup M.Robert de vous avoir déplacé pour cette exposition, je trouve que vous écrivez très bien. Et, un dernier merci de m'avoir mentionnée c'est très gentil de votre part ! Bonne journée M Robert.