C'est l'idée qu'ont eu les dirigeants du nouveau Centre de développement du sport de Gatineau(CDSG), dont les activités seront officiellement lancées pas plus tard que ce vendredi. Une cinquantaine d'entraîneurs de diverses disciplines ont répondu lundi soir à l'invitation lancée par l'organisme alors qu'avait lieu une conférence ayant pour thématique le développement.
Pour l'occasion, trois professeurs du Groupe d'études sur la formation et le développement des entraîneurs de l'École des sciences de l'activité physique de la Faculté des sciences de la santé à l'Université d'Ottawa, Pierre Trudel, Penny Werthner et Diane Culver, y sont allés d'une présentation ayant pour thème «Démystifier comment les entraîneurs apprennent à entraîner».
La conférence a aussi été teintée des témoignages du directeur général et entraîneur national à Natation Canada, Pierre Lafontaine, et de l'entraîneur adjoint de l'équipe nationale masculine de volleyball, Vincent Pichette. De plus, l'athlète gatinoise et membre de l'équipe nationale de planche à neige, Caroline Calvé, a témoigné de l'importance du rôle des entraîneurs dans une carrière de haut niveau comme la sienne.
En entrevue, celle qui a participé à l'aventure olympique à Vancouver a dit d'entrée de jeu que l'adaptation aux besoins de chaque athlète est le critère principal d'un entraîneur efficace, à son avis. Dans un monde idéal, quel serait le portrait type de ce dernier?
«Il faut créer un environnement dans lequel les athlètes voudront rester et n'auront pas nécessairement à s'expatrier. Il est possible d'apprendre l'un de l'autre, nous sommes une grande famille après tout» - Pierre Lafontaine, DG de Natation Canada
«Ce serait quelqu'un avec qui je ressens une belle complicité et avec qui je me sens confortable. Je dois pouvoir lui faire confiance et il doit surtout s'adapter à moi. Doit-il être exigeant? Oui, mais aux bons moments, je dirais. Dans ma vie, on m'a déjà dit 'plus fort, plus vite', et ça s'est avéré plus décourageant qu'autre chose», lance la sportive de 32 ans. La saison de cette cette dernière est démarrée depuis bon nombre de semaines et elle participera à deux étapes de la Coupe du monde en décembre, d'abord en Italie puis aux États-Unis.
De son côté, Pierre Lafontaine n'aurait raté ce rendez-vous pour rien au monde puisqu'il dit croire fortement en la collaboration entre entraîneurs, surtout dans une ville comme Gatineau. «Il faut créer un environnement dans lequel les athlètes voudront rester et n'auront pas nécessairement à s'expatrier. Il est possible d'apprendre l'un de l'autre, nous sommes une grande famille après tout. Le sport est un sujet dont tout le monde parle et nous sommes des créateurs de rêves en quelque sorte», a-t-il dit.
D'après lui, il n'y a aucune raison pour que Gatineau ne puisse aspirer à devenir la meilleure ville de sport au Québec et même à l'échelle canadienne. «Nous n'en sommes pas encore rendus là, mais c'est clair que la volonté est là, autant du côté politique que du côté des infrastructures», de conclure M. Lafontaine.




