Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Info07
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Comment survivre à soi-même… et sa mère

Patrick Voyer par Patrick Voyer
Voir tous les articles de Patrick Voyer
Article mis en ligne le 2 novembre 2007 à 6:00
Soyez le premier à commenter cet article

Téléchargez Flash Player pour voir ce vidéo.

Caroline Dhavernas explique brièvement le sujet du film...
Comment survivre à soi-même… et sa mère
Le nouveau film d'Émile Gaudreault (Mambo Italiano, Nuit de noces) présente trois générations de femmes qui cherchent un élément essentiel: se connaître et être connu.
Comment survivre à sa mère est aussi une exploration des sentiments primaires, soit aimer et l'être. L'histoire est simple et compliquée à la fois. La grand-mère (Véronique LeFlaguais) de Bianca (Caroline Dhavernas) se meure. Dans ses derniers jours, elle se plaint de ne pas connaître sa fille, Clara (Ellen David), une mère pleine d'amour pour sa fille, mais qui ne pourra freiner la dérive de celle-ci. En effet, même si sa famille ne manque pas d'amour, Bianca trouvera réconfort dans la séduction d'hommes mariés et, bien évidemment, la sexualité précoce avec tout ce que ça comporte…

«Elle développera ce besoin d'attention à travers la sexualité. C'est un soulagement, une soupape pour elle, car les choses sont difficiles à la maison. Il y a beaucoup d'amour dans la famille, mais ma mère ne veut pas que je fasse les mêmes erreurs qu'elle. Mais on n'a juste pas les mêmes besoins! On sait pas à quel point c'est complexe les relations mère-fille», raconte Caroline Dhavernas.

Ce scénario de Steve Gallucio, que plusieurs comparent à Aldomovar dans sa manière de cerner la femme, rejoint donc toutes les générations. Une comédie dramatique qui joue au yoyo avec les sentiments des gens.

«Ça traite aussi des facettes de notre personnalité qu'on souhaite montrer aux gens. Bianca a deux personnalités différentes avec les hommes et sa famille.»

«Je crois qu'on est fait de contradictions, poursuit Caroline. Ça dépend de notre bagage, de l'éducation que notre mère nous laisse. Nos parents nous ont tout donné, pas juste les éléments faciles! Et on essaie de ne pas les recréer, mais on finit par le faire quand même et à se rebâtir une identité.»

Caroline croit que les jeunes femmes de sa génération vont se reconnaître, surtout dans les techniques de flirt... «On a toutes besoin de notre jardin secret. Il faut le protéger et ne pas oublier de le partager…»
Mon enfant, une étrangère?
«J'ai l'impression de ne pas te connaître».
C'est à Véronique LeFlaguais qu'est revenue la responsabilité de jeter cette tranchante réplique à Clara, qui, plus tard, l'assénera à sa fille. «C'est une mère qui est malheureuse parce qu'elle n'a pas fait ce qu'elle aurait voulu dans la vie. Elle en veut à tout le monde, surtout parce qu'elle a appris qu'elle a le cancer…»

Véronique LeFlaguais est contente de ce qu'Émile Gaudreault est arrivé à réaliser. Le film est touchant, recoupe plein d'émotions complexes, bref, frappe à la bonne place. Le thème de la méconnaissance de son propre enfant est particulièrement venu la chercher. «Dans la vie, y'a des gens de notre propre famille qu'on connaît pas. On connaît notre chum, notre voisine, plus que notre propre famille. On a peut-être peur d'aller au fond des choses…»
Une distribution hétéroclite
Émile Gaudreault se devait de placer judicieusement ses pions pour ce type de drame et, comme dans Mambo Italiano, il a réuni une brochette anglophone et francophone. Le long-métrage a donc été tourné en anglais et doublé par les acteurs eux-mêmes. Parmi les têtes d'affiche du film, notons Louison Danis et Christian Bégin.
«Le casting est l'étape la plus délicate parce que ça prend des acteurs qui sont capables de faire les deux, le drame et la comédie», indique-t-il. C'est pourquoi il a engagé un gars comme Colin Mochrie (pour jouer le rôle du père), qui est reconnu pour son sens du punch, mais qui a su dans Comment survivre à sa mère, exploiter l'envers du masque… Et que dire d'Ellen David, choisie une semaine avant le début du tournage, qui offre une performance splendide?!

«Je voulais l'étincelle qui soulage énormément, question de s'assurer que chaque acteur a ce qu'il faut pour que le film marche. Ce n'est même pas une question d'ouverture d'esprit (par rapport à la langue), c'était pour donner du rythme, une question de survie. Et pour ça, ça prend des virtuoses!»

Le film sort sur nos écrans le 2 novembre.
Caroline Dhavernas nous résume brièvement le film sur une vidéo disponible dans la section Arts et spectacles d'Info07.com.

La question du net

  • Prévoyez-vous visiter Québec dans le cadre de son 400e?
  • Oui
  • Non

Liens