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Des recours existent pour les victimes

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 8 novembre 2008 à 10:00
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Des recours existent pour les victimes
En attendant de possibles ajustements au PAFR, les porte-parole des paliers fédéral et provincial rappellent la possibilité offerte aux femmes victimes d'abus d'obtenir de l'aide, mais soutiennent qu'il est ardu d'empêcher tous les débordements de ce programme imparfait.
Que les travailleuses proviennent des Philippines ou des Caraïbes, Jacqueline Roby affirme premièrement qu'elles ont accès à toute l'information nécessaire concernant le système social et politique du Canada et du Québec... avant même de quitter leur berceau. Ce que pas mal de femmes ignorent, une des raisons pour lesquelles elles déplorent le manque de ressources lorsqu'elles sont arrivées ici.

«On leur donne des dépliants, des conseils, des formations et on leur explique leurs droits. On leur dit qu'elles sont dans une démocratie, qu'elles ont des droits et qu'elles doivent les exercer. Nous faisons notre maximum dans les limites de notre juridiction. Notre marge de manœuvre est limitée, on ne gère pas les normes du travail», lance Jacqueline Roby.

«Non, le programme n'est pas exempt de fragilité et de problèmes, car les femmes gagnent de petits salaires et vivent chez leur employeur. Mais le programme a été créé pour aider les familles canadiennes à avoir de l'aide à la maison, car il y a une pénurie. Et c'est le seul programme qui mène à la résidence permanente. Et on est le seul pays à l'offrir, ajoute la porte-parole. Ce n'est pas un programme que les communautés ont envie de voir disparaître.»

Les femmes victimes d'abus ne sont pas laissées entièrement à elles-mêmes, elles ont des recours. Le porte-parole du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles du Québec, Claude Fradette, confirme notamment qu'elles peuvent se libérer du joug de leur employeur. «Il y a des cas où des travailleurs, car il y a aussi des hommes, vont changer d'employeur pour diverses raisons. L'employeur peut aussi changer d'idée ou les gens peuvent ne pas s'entendre, ça arrive.»

Autre coup de main gouvernemental: des visites sont effectuées avant la venue des femmes pour s'assurer que les critères du contrat, notamment une chambre intime, soient respectés. «Et deux fois par année, nous organisons des rencontres avec le ministère et Services Canada pour s'adresser à des travailleuses en résidence pour les informer de leurs droits», ajoute M. Fradette.

«Si on nous rapporte des activités illégales, on va rapporter ça aux normes du travail ou à la GRC en cas d'activité criminelle, note Jacqueline Roby. C'est là que les associations peuvent les informer.»

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