Michel Choquette
Élève retirée de l'école pendant les cours d'éthique et culture religieuse
Le commissaire scolaire à la Commission scolaire des Draveurs, Michel Choquette, et son épouse ont annoncé aujourd'hui le retrait de leur fille de l'école pendant les heures des cours d'éthique et culture religieuse.
Contestant l'obligation imposée par le gouvernement de suivre ce cours, les deux parents ont indiqué qu'ils se présenteront à l'école au début de chaque cours d'Éthique et culture religieuse pour retirer leur fille de la classe. Elle y retournera après le cours. «C'est une question de choix et de liberté qui revient aux parents», mentionne M. Choquette.
Ce dernier indique qu'il agit de la sorte comme parent qui doit prendre la défense de ses convictions et de celle de son épouse. Il fait la distinction avec son rôle de commissaire. «Je réussis à garder ces choses-là séparées», a-t-il confié.
Pour expliquer leur décision, les deux parents indiquent que le contenu du cours oblige leur fille à remettre en question les croyances religieuses que sa mère lui transmet et la nature obligatoire du cours qui s'apparente, selon eux, à une tentative de l'État québécois et des partis politiques au pouvoir de véhiculer une vision intégriste de la culture en imposant cette vision à nos enfants. L'obligation est aussi un manque de respect à l'autorité parentale, affirment-ils.
Tracer une ligne
Pour Michel Choquette, la méthode utilisée est le meilleur moyen actuellement. On sait que les commissions scolaires de la région ont toute refusé les demandes d'exemption, une politique gouvernementale.
«Il faut être déterminé pour le faire et il faut avoir le temps, concède M. Choquette. Mais c'est une alternative qui n'a jamais été véhiculée. L'école ne peut pas empêcher un parent d'aller chercher son enfant.» Ce dernier sait qu'il y a des mesures que les écoles doivent prendre si un élève s'absente trop souvent de l'école, mais ne s'en inquiète pas trop.
Questionné sur l'impact possible pour l'obtention d'un diplôme avec cette démarche, Michel Choquette est conscient de cette possibilité. «Mais quand vient qu'on s'ingère dans ma famille, je dresse une ligne. S'il le faut, on va se battre jusqu'au bout.»
Du côté de la CSD, on a indiqué qu'aucun commentaire ne sera émis sur cette situation puisque la cause du cours d'éthique et culture religieuse est devant les tribunaux.
Danielle Hart
Commentaire mis en ligne le 18 décembre 2008"Liberté de choix... Que l'État laisse nos enfants tranquilles... Ce choix appartient aux parents et non au gouvernement ou à l'école." Tiens, tiens... et qu'en était-il de la liberté de choix des athéistes et des agnostiques autrefois que l'on gavait de belles histoires sur Jésus et compagnie et qui allaient à l'encontre de ce qu'ils croyaient eux? De plus, honnêtement, croyez-vous vraiment que vos enfants sont en danger mortel parce qu'ils apprennent à un jeune âge que les gens ne pensent pas tous comme lui et comme vous??? Quoi que certains en disent dans ces pages, ce n'est pas une mauvaise chose d'élargir ses horizons...
Cela dit, je crois que la religion devrait s'enseigner à la maison. En secondaire 4 ou 5, il pourrait y avoir un cours sur les grandes religions du monde (incluant le catholicisme)qui serait un cours au choix. Ainsi tout le monde serait content.