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Les Olympiques changent de visage


Publié le 9 août 2017

De gauche à droiite: Daniel Gingras, gouverneur, Martin Lacasse, président, et Alain Sear, directeur des opérations hockey.

LHJMQ. Les Olympiques de Gatineau ont confirmé l'information qui avait fuitée moins de 48 heures plus tôt: Alain Sear a pris les rênes de l'équipe à la suite de la démission de Marcel Patenaude, lundi, à titre de directeur général.

Passant de président-gouverneur à directeur aux opérations hockey, celui qui agissait également comme la voix pour les actionnaires du club n'a pas caché qu'il souhaitait obtenir un poste semblable depuis son arrivée il y a 14 saisons dans l'organisation la plus titrée de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

On veut toujours faire les séries, être un club compétitif et avoir une équipe excitante, mais pas au détriment de l'avenir. Cette équipe va se rebâtir via le repêchage. On va être patient. On va développer et élever nos joueurs ici. Plus question qu'on liquide nos bons joueurs qu'on a repêchés.

Alain Sear, nouveau directeur aux opérations hockey chez les Olympiques

En fait, ça n'a pas été la seule nomination. On a procédé à une restructuration quasi-complète des postes.

Alain Sear sera appuyé. Dépisteur en chef, Sylvain Brunelle sera un de ses adjoints à la direction. Idem pour Éric Landry, qui a obtenu une promotion alors qu'il jonglera avec les chapeaux d'entraîneur-chef et de directeur adjoint.

On a aussi rapatrié Marc Saumier. L'ex-joueur des Olympiques de Hull devient ainsi conseiller spécial et ambassadeur. Instructeur-vidéo par le passé, Pierre Boisvert sera désormais responsable des relations publiques et coordonnateur des événements.

Deux co-propriétaires du club prendront les postes administratifs vacants. Martin Lacasse agira comme président du conseil d'administration tandis que Daniel Gingras du Spa Nordik est nommé comme gouverneur, autrefois occupé par Norm MacMillan et remplacé sur une base intérimaire par Alain Sear.

«J'ai un désir de travailler en équipe. Je vais impliquer Sylvain et Éric et qu'on travaille comme on le faisait avec Benoit à l'époque. Personne ne peut réussir en étant un one-man show. Ensemble, on réduira la possibilité d'erreurs», a indiqué le successeur de Patenaude, qui a été pendant quatre ans adjoint à Benoît Groulx.

Ce dernier l'a fortement conseillé ces derniers jours. En échangeant avec André Tourigny – désormais à la tête des 67's d'Ottawa – et l'ancien grand manitou des Olympiques, Sear s'est senti prêt à occuper un rôle plus hockey.

Décrivant Groulx comme un mentor, le nouveau d.g. a ressassé les souvenirs pour expliquer sa feuille de route. Il a vécu la Coupe du Président en 2008 ainsi que la finale de 2011 contre les Sea Dogs de Saint-Jean.

Et il veut se servir de ce bagages pour rebâtir les Olympiques de jadis.

«On veut toujours faire les séries, être un club compétitif et avoir une équipe excitante, mais pas au détriment de l'avenir. Cette équipe va se rebâtir via le repêchage. On va être patient. On va développer et élever nos joueurs ici. Plus question qu'on liquide nos bons joueurs qu'on a repêchés.»

«On veut regarnir notre banque de choix pour repartir sur un bon pied. L'organisation passera par le repêchage. Quand l'équipe sera mûre, on fera des mouvements significatifs», a-t-il ajouté.

Bouc-émissaire des insuccès à l'extérieur de la glace aux yeux de certains partisans, Sear a seulement avancé qu'en tant qu'entrepreneur, il faut prendre des décisions.

«Aujourd'hui, c'est un nouveau départ. J'attends qu'on me juge sur l'avenir.»

Coup de main du Groupe Nordik

Durant la conférence de presse matinale, les trois hommes assis à la table devant la horde de journalistes ont souvent sorti les expressions «travail d'équipe» et «pas un one-man show» pour parler de la nouvelle image et mentalité du club.

Un des premiers exemples? Le Groupe Nordik assurera le volet marketing des Olympiques alors qu'on a aboli le poste au sein de l'organisation il y a quelques semaines déjà.

En conférence de presse, Martin Lacasse a affirmé que les actionnaires voulaient épauler davantage Alain Sear, qui a accompli «un travail de longue haleine avec le nouveau centre», d'où l'ajout de lui et M. Gingras dans l'administration des Olympiques.

«Il y aura toujours des détracteurs dans toute organisation. Il faut travailler en équipe. Ce n'est pas Alain qui est tout seul. C'est lui, c'est moi, c'est Daniel et les gens en arrière-plan qui travaillent ensemble. On a mis de l'avant une structure d'équipe pour épauler notre club», a mentionné le nouveau président de la formation outaouaise.