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Justice

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03 mai 2017

Ramssurun a tenté d’effacer toutes les traces

Shakti Ramsurrun a tenté de faire disparaître toutes traces de sang laissées par les morts violentes de ses trois présumées victimes, le soir du 23 mai 2014. 

Une pathologiste judiciaire est venue raconter aux 12 membres du jury, mercredi, tous les efforts déployés par l’homme de 33 ans pour nettoyer la résidence unifamiliale du 64, rue Félix-Leclerc, dans le secteur d’Aylmer, dans les minutes ou les heures qui ont suivi le drame.

Malgré les nombreux coups de couteau qu’ont reçus Anne-Katherine Powers, Louise Leboeuf et Claude Lévesque au cours de cette soirée fatidique, peu de sang était visible à l’arrivée des secours le lendemain.

Une tache ou deux sur le plancher de la cuisine, où reposaient les trois corps enveloppés dans des couvertures, et une coulisse sur le mur de l’escalier menant à l’étage supérieur étaient apparentes.

Jacinthe Prévost a expliqué mercredi que l’accusé avait pris soin de passer la vadrouille à peu près partout où du sang avait été laissé.

À l’aide du luminol, un produit vaporisé dans la noirceur la plus totale qui, lorsqu’il entre en contact avec la substance sanguine même nettoyée, produit une lumière bleuâtre, la pathologiste a pu reconstituer le trajet qu’a effectué le tueur présumé à la suite des trois crimes pour lesquels il est accusé.

Des traces de sang ont été détectées sur les trois étages de la maison ainsi que dans le garage attenant, a exposé Mme Prévost.

L’expertise menée a entre autres permis d’apprendre que l’accusé se serait dirigé vers la bassinette de son jeune fils après le drame.

Ramsurrun craque

Pour la énième fois depuis le début de son procès, l’homme natif de l’Île Maurice a fondu en larmes, mercredi en matinée, à la vue de nombreuses images percutantes présentées en preuve par la Couronne.

Mme Prévost commentant et faisant défiler sur les nombreux écrans de la salle d’audience des photos des pièces de vêtement, trouées par les nombreux coups de couteau, que portaient les trois victimes, Ramsurrun, assis dans le box des accusés, a craqué en voyant les images du pyjama que portait son ex-conjointe et de la couverture dans laquelle elle avait été enveloppée.

Au retour d’une pause de plusieurs minutes accordée à la demande de l’avocat de l’accusé, Me Richard Dubé, le tribunal a accepté d’éteindre le téléviseur qui se trouve en face de lui.

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