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26 mai 2017

Des élèves sensibilisés à la fibrose kystique à l’École du Boisé

©Photo TC Media - Louis-Charles Poulin

MARCHE. Malgré le temps pluvieux, les 325 élèves de l’École du Boisé ont emboité le pas dans les rues de Buckingham afin d’amasser environ 1875 $ qui serviront à la recherche pour soigner la fibrose kystique.

L’établissement scolaire avait choisi d’appuyer cette cause puisqu’un de ses élèves, Mélix Gagnon, est atteint par cette maladie et parce que sa mère travaille également à l’école. De plus,  le petit fils de l’enseignante Jocelyne Brisson est aussi atteint par cette maladie dégénérative s’attaquant aux poumons et au système digestif. «Vivre avec la fibrose kystique c’est de prendre des enzymes à toutes les fois qu’on mange, c’est de faire du clapping et avoir des traitements d’inhaloantibiotique pour tuer le microbe qui est plus fort qu’une bactérie ordinaire», explique Mme Brisson qui indique que le montant amassé avec la marche pourrait atteindre le 2000 $ puisque certains dons pourraient être envoyés dans les prochains jours.  

©Photo TC Media - Louis-Charles Poulin

©Photo TC Media - Louis-Charles Poulin

Ayant un collègue de classe touché par la maladie parmi eux, l’enseignante remarque que les élèves s’intéressent et semblent sensibles à cette maladie. «On en a parlé beaucoup et chaque élève a visionné une vidéo à ce sujet en classe. En côtoyant Mélix au quotidien, ils se sentent impliqués», remarque Mme Brisson. Le jeune Mélix Gagnon avait mentionné au journal Le Bulletin, deux semaines avant la marche, qu’il se faisait poser plusieurs questions au sujet de sa condition médicale. «Je suis très heureux et tout le monde me parle à l’école. Ils me disent : Allô Mélix. Ensuite, ils me demandent souvent comment je suis et pourquoi j’ai cette maladie», avait-il confié. Lors de la marche, plusieurs élèves portaient une petite affiche à leur cou où il était écrit : «Je marche pour Mélix».

Le président de Fibrose kystique Canada pour l’Outaouais, Daniel Leblanc, était à l’École du Boisé afin de marcher avec les élèves et enseignants. Celui-ci a souligné que l’argent amassé pour la recherche a permis d’augmenter de beaucoup l’espérance de vie chez les personnes atteintes. «On est vraiment le pays le plus avant-gardiste pour la recherche. L’âge moyen de survie est rendu à 52 ans, alors que dans les années 70 les gens atteints par la fibrose kystique ne passaient même pas la maternelle. Chaque année de recherche équivaut à une année d’espérance de vie de plus», lance-t-il en invitant la population à soutenir cette cause généreusement.     

©Photo TC Media - Louis-Charles Poulin

Chaque année de recherche équivaut à une année d’espérance de vie de plus. -Daniel Leblanc

M. Leblanc a aussi mentionné l’importance que le Québec prenne exemple sur le reste du pays en adoptant le dépistage de la maladie dès la naissance chez les bébés. «Toutes les provinces du Canada, tous les états des États-Unis et pas mal tous les pays industrialisés du monde le font. Le seul endroit qui fait bande à part c’est le Québec et la pression se poursuit sur le gouvernement pour que ça change. On espère avoir de bonnes nouvelles dans un avenir rapproché, mais jusqu’à maintenant ça n’a pas encore bougé», déplore-t-il en mentionnant qu’en étant diagnostiqué tardivement, cela peut causer des complications sévères au niveau du développement de l’enfant.

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