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02 mars 2017

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Même plâtré, Chénier-Dionne a attiré l'œil des recruteurs

FOOTBALL. Un douloureux souvenir traîne toujours dans son casier. Sébastien Chénier-Dionne le jettera aux oubliettes prochainement afin de tirer un trait définitif sur la saison 2016.

Le souvenir en question? Un plâtre qu'il a traîné avec lui durant l'automne.

«C'est une grosse mailloche. Mais je vais le jeter. Je veux oublier la dernière saison», a indiqué le secondeur de 24 ans.

À sa troisième année avec le Vert et Or de l'Université de Sherbrooke, l'ancien des Griffons du Cégep de l'Outaouais n'a pas vu son plan se dérouler comme souhaité.

Après deux campagnes de développement à surtout être employé sur les unités spéciales se retrouvant derrière les Olivier Goulet-Veilleux, Dempsey Jutras et Alexandre Chevrier – qui ont ou obtiendront une chance chez les pros –, on avait confié à Chénier-Dionne un rôle plus important.

Dès sa première partie, il avait amassé 5,5 plaqués contre les Redmen de McGill. Un fort résultat qui a cependant été assombri quelques instants après la rencontre.

L'athlète de 5'11 avait de la difficulté à enlever son gant. Une fois, cette mission réussie, le portrait n'était pas reluisant.

«Ma main était multicolore. Je voyais du jaune, du bleu, du rouge. Ce n'était pas beau. Je ne sais pas comment c'est arrivé. On a passé des radiographies et on a vu que c'était le métacarpe. J'ai dû jouer toute l'année avec un plâtre au bras et une main cassée.»

Chénier-Dionne a aussi vu son rôle changer, étant utilisé davantage sur les unités spéciales. 

Ils ont peut-être été impressionnés par mes habiletés. Je cours assez vite et faire des plaqués à un bras, ce n'est pas facile. Surtout que je n'avais qu'une main pour pouvoir tasser les joueurs et me faire un chemin. -Sébastien Chénier-Dionne, secondeur de 24 ans

Lorsqu'on lui a appris que son nom se retrouvait sur la liste du Défi Est-Ouest en mai prochain, le principal intéressé a avoué être surpris. Il croyait que sa blessure avait nui à ses chances.

«Ils ont peut-être été impressionnés par mes habiletés. Je cours assez vite et faire des plaqués à un bras, ce n'est pas facile. Surtout que je n'avais qu'une main pour pouvoir tasser les joueurs et me faire un chemin», a affirmé Chénier-Dionne, qui a du moins réussi une quinzaine de plaqués en 2016.

Le produit des Phénix de Nicolas-Gatineau a hâte de s'attaquer aux tests physiques du Défi, qui se tiendra à l'Université Laval. Rétabli à la main, il entend bien faire écarter bien des yeux à la course de 40 verges, au développé-couché de 225 lbs ainsi qu'au saut en hauteur, a-t-il mentionné.

Surtout que Chénier-Dionne sait à quoi s'attendre. Isaac Lauzon et Omar Touré, deux de ses bons coéquipiers chez les Griffons et du Vert et Or pourront le guider pendant les prochaines semaines.

«Ils sont comme des mentors pour moi. Oumar a fait le Défi et les deux seront aux combines de la LCF. C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles j'ai choisie d'aller à Sherbrooke. C'était pour jouer avec eux», a déclaré celui qui avait reçu des offres de Laval, Carleton et Ottawa pour poursuivre son stage de football.

Capitaine à trois reprises avec le Cégep de l'Outaouais, l'étudiant au baccalauréat en management cogne aux portes du circuit Orridge, se rapprochant de son rêve.

Plus jeune, jamais il n'aurait pensé s'y rendre. Approché par Éric Fortier lorsqu'il était en secondaire 2, Chénier-Dionne n'imaginait pas qu'un jour son quotidien tournerait sur le football.

À force de recevoir des honneurs individuels tels qu'être nommé sur l'équipe d'étoiles au niveau collégial (2012, 2013), des cloches ont commencé à lui sonner.

«Je ne pensais même pas aller au cégep. Je me dirigeais plus à aller apprendre un métier. Quand j'ai reçu l'offre des Griffons, ç'a changé mes plans. J'ai fait une technique en administration et j'ai continué à l'université, tout en faisant des stages au gouvernement.»

«Ce n'est pas une option que j'imaginais il y a quelques années», a-t-il lancé en se remémorant.

Autre Griffon au Défi

Sébastien Chénier-Dionne ne sera pas le seul produit local à tenter d'impressionner les dirigeants de la LCF.

Son coéquipier chez les Griffons, Jérémy Rioux, sera aussi du rendez-vous printanier. Joueur de ligne défensive par excellence à sa dernière année collégiale, le colosse de 6'2 des Ravens de Carleton avait brillé à ses débuts universitaires, étant nommé sur l'équipe d'étoiles des recrues.

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